Entrez dans les meilleurs MBA (le GUIDE ULTIME)

Autant le dire tout de suite, je souhaite faire de cet article une aide pour tout candidat francophone qui vise aujourd’hui un MBA ou qui se retrouve dans la situation de s’interroger pour, éventuellement en faire un. J’ai passé le temps qu’il fallait pour y intégrer des réponses précises et des éléments de réflexion concrets quant au projet professionnel au sens large de faire ou non un MBA.

 

 

 

Introduction: quelques précisions

  1. Je ne suis lié à aucun MBA et à aucune université ou Grande Ecole, je suis totalement indépendant et ne roule donc pour personne, même si je travaille avec un grand nombre d’institutions, comme vous pouvez le constater ici.
  2. Le but de cet article n’est pas de vous convaincre de faire un MBA. En lien avec le point précédent, je recherche à ce que vous puissiez, en tant que candidat et en amont, vous poser les questions vraiment importantes, celles qui vont réellement avoir un impact sur votre carrière, sur votre vie professionnelle et sur votre vie tout court pendant votre MBA.
  3. Je vais ainsi partager avec vous les 3 raisons de ne surtout pas faire un MBA, ce qui  vous permettra peut-être de comprendre avant la fin de l’article que ce type de formation ne vous correspond tout simplement pas.

L’histoire d’un candidat typique de MBA

Acte 1: l’émerveillement – relatif

Mais laissez-moi tout d’abord vous raconter l’histoire du candidat typique que je souhaite aider avec cet article. Après des études supérieures, en Grande Ecole ou à l’Université, notre candidat frais émoulu avec un diplôme bac+5 s’est dirigé vers sa première entreprise pour y occuper un poste de cadre.

Premier emploi d'un candidat aux MBA

C’est alors qu’il a réalisé que les années académiques étaient quand même agréables malgré la profusion d’examens en tout genre, les professeurs comme venus d’une autre planète et souvent, le manque de moyen financier. Le premier emploi est donc apparu comme une libération dans un premier temps, avec tout d’abord un salaire, un CDI et la possibilité de construire sa vie personnelle, privée ou familiale, qu’un étudiant payé avec le salaire d’un stagiaire ne pouvait pas envisager. Libération donc. Acte 1. Mais aussi la découverte d’un nouvel environnement avec ses règles plus ou moins formelles, ses responsabilités et ses premières prises de décision.

Pour environ 20 à 30% des jeunes diplômés, cet Acte 1 n’a pas duré longtemps, il s’est pulvérisé sur les réalités de l’intégration dans l’entreprise. Si vous avez suivi des cours de ressources humaines, vous savez à quel point le processus d’intégration est critique pour les nouveaux venus dans l’entreprise et qu’il en résulte tout un tas de bonnes pratiques que certaines entreprises ignorent, donnant une véritable douche froide à leurs jeunes recrutés.

Quitter son emploi pour un MBA

Tout cela pour vous dire que selon les cas, l’Acte 1 peut durer plus ou moins longtemps, et que cela ne dépend pas seulement du candidat, mais aussi de la culture de son entreprise et même de son supérieur hiérarchique.

Acte 2: rien ne va plus!

L’Acte 2 est celui de la volonté de changer de poste. Aujourd’hui, les experts en ressources humaines estiment qu’un jeune diplômé qui sort avec le baccalauréat en poche connaitra quelque 20 emplois différents. Les carrières ne sont plus linéaires depuis un bon bout de temps et cela ne semble pas prêt de changer.

Dans les grandes entreprises, on considère que rester en poste entre 2 et 3 années est la durée typique avant de bénéficier de mobilités internes. L’Acte 2 commence à diffuser un sentiment très étrange chez le jeune diplômé : celui de voir une limite à son évolution professionnelle. Et cela est très frustrant. Le jeune cadre s’aperçoit que le monde de l’entreprise a ses règles bien particulières pour donner lieu à une évolution de carrière donnée. La méritocratie est souvent brouillée par le profil académique. Chez certains candidats, le système éducatif et d’enseignement supérieur à la française a été vécu comme un traumatisme plus ou moins exprimé. Car finalement, avec le système des classes préparatoires et des grandes écoles, c’est un chemin de carrière qui se trace sinon dans le marbre au moins dans un matériau assez rigide sur le long terme. Hors la sélection des « meilleurs étudiants » a lieu à l’âge de 18 à 22 ans maximum, âge des sélections en prépa et dans les grandes écoles. Nombre de cadres ressentent alors la difficile impression d’avoir loupé le coche de leur carrière, occupée désormais par des diplômés d’écoles plus prestigieuses que la leur.

Quel que soit le moment où notre candidat typique ressent cette drôle d’impression de blocage, de carrière freinée et de frustration, c’est une constante qui semble traverser aujourd’hui en Occident tous les secteurs d’activités. En France, une étude a par exemple montré que plus de 60% des cadres n’étaient pas motivés de se rendre sur leur lieu de travail ! C’est une difficulté pour leurs entreprises mais c’est avant tout un drame humain pour tout un tas de professionnels. Lorsque ces derniers sont presque à l’âge de la retraite, cela peut passer, mais lorsque cette lassitude ronge sous la trentaine, cela devient un vrai problème de société.

En rongeant son frein, après avoir passé son entretien annuel qui lui donnera – ou pas – une augmentation de salaire qui compense à peine l’inflation, notre candidat typique va tomber sur un article concernant les étudiants des MBA les plus en vue. Salaire, gloire et avenir qui semble bien plus motivant que la difficile ascension de l’organigramme de l’entreprise qui lui a fait sa première offre d’emploi. Quant aux candidats « traumatisés » par leur expérience académique passée, ils ont pour certains d’entre eux gardés dans un coin de leur tête qu’un beau jour, eux-aussi prendraient leur revanche sur le système éducatif et qui sait, eux-aussi pourraient rejoindre la place au soleil qu’ils n’avaient pas su atteindre lors de leurs 20 ans.

Changer de carrière avec un MBA

A 25-30 ans, ils se sentent prêts à relancer leur carrière. Encore une fois, sur le papier, rien ne montre que leur carrière actuelle est mauvaise ou encore moins ratée, mais c’est un sentiment très personnel d’échec. L’échec de ne pas être parvenu à se donner les moyens de ses ambitions.

Si vous vous êtes reconnus dans ce ou ces candidats typiques, alors lisez bien la suite de cet article, il est vraiment fait pour vous !

Mon cheminement chaotique vers le MBA

Lorsque je me suis retrouvé moi-même dans cette situation, j’étais membre d’une équipe de recherche au CNRS, oui vous savez le réseau de recherche publique. J’étais fonctionnaire, j’avais déjà obtenu mon agrégation et je faisais une thèse en sciences physiques. Le laboratoire où je travaillais était une perle dans le monde de la recherche, réputé pour son dynamisme, son innovation, son excellence scientifique. Pour vous donner une idée, il n’était pas rare d’y croiser des membres de l’académie des sciences et même des prix Nobels. Le laboratoire faisait partie d’une école d’ingénieurs peu connue du grand publique, l’ESPCI en plein Paris, qui comptait dans ses murs les prix Nobel Pierre Gilles de Gennes et Georges Charpak. Le laboratoire comptait plein de chercheurs talentueux qui vraiment, s’y développaient, publiaient un grand nombre d’articles, de brevets, de techniques incroyablement innovantes. Bref pour un scientifique comme je l’étais à l’époque, c’était le lieu où il fallait être. Mais intérieurement, je n’étais pas satisfait. Le fameux Acte 2 présenté plus haut. Je ne me voyais absolument pas continuer toute ma vie professionnelle dans ce contexte pourtant attractif scientifiquement parlant.

Guide ultime du MBA

J’étais exactement comme le candidat typique de MBA, bien que mon parcours jusqu’alors n’avait rien de classique pour postuler dans une Business School. J’ai alors commencé à m’intéresser à tout moyen de changer ma carrière. Personnellement, je visais un changement clair et net, car le fait de me retrouver dans le lieu rêvé pour faire des sciences et de réaliser à quel point j’étais malheureux de mon travail a constitué un véritable électrochoc. Un peu comme les hommes d’affaires qui, dans les contextes vus comme les plus excitants par leurs pairs, ont décidé de tout envoyer balader du jour au lendemain pour se reconvertir en gérant de catamarans sur une île de rêve. Mais bon, ces gens-là avaient les moyens de tout envoyer promener et de se refaire une vie ailleurs. Pour un jeune cadre, ce n’est certainement pas les économies mises de côté sur 3 à 5 ans d’un salaire de 50 keuros brut annuel qui permettent de prendre de telles décisions radicales. En tout cas, tout le monde n’est pas prêt à prendre de telles décisions extrêmes.

Tout en restant dans un certain cadre mais en gardant pour ambition première de fondamentalement changer le cours des choses dans ma vie professionnelle, le MBA est apparu comme la meilleure solution.

Mais ce n’était pas celle que j’avais considéré dans un premier temps. Pour changer de carrière, j’avais en tête d’utiliser 3 options

  1. Candidater auprès d’entreprises directement
  2. Faire une formation de type Mastère spécialisé voire admission parallèle en grande école de commerce
  3. Faire un MBA

D’abord, je me suis adressé, de manière gauche et maladroite à tous mes contacts pour essayer de me recaser tout seul comme un grand. A force d’entendre les gens me dire concernant mon parcours « ouah cela a l’air intéressant et complexe, bravo », je m’étais pris au jeu. En gros je présentais mes diplômes et j’expliquais que mes compétences pouvaient sans aucun doute me permettre de m’adapter à de nouveaux défis. Mais dans le fond, je n’avais aucune idée de ce que je pouvais offrir à une entreprise. J’attendais donc qu’un employeur, impressionné par mon parcours et me laissant le bénéfice du doute sur mon inexpérience, me propose quelque chose. A ce moment, je le disais à ma femme : j’aurais accepté n’importe quoi, même ramasser des feuilles mortes si cela pouvait me permettre de quitter le CNRS ! Mais je n’étais vraisemblablement pas attractif, même pour cela car je n’ai essuyé que des refus embarrassés sur le mode « mais que pouvons-nous vous offrir », vu que je n’en savais rien moi-même, la discussion s’est terminée très vite sans autre forme de procès.

Ensuite j’ai essayé d’actionner l’option 2 et j’ai postulé à des programmes destinés à des étudiants plus jeunes. Je me disais que quitte à commencer une nouvelle page de ma carrière, la différence d’âge était secondaire. Hé bien, non, pas pour les recruteurs. Je me souviens d’une directrice de formation qui, au téléphone, me demandais de confirmer mon âge : 29 ans. Éberluée, elle m’a dit que j’étais trop vieux pour rejoindre son programme. En plus d’être vieux, j’étais aussi complètement dépité devant ces refus en cascade.

Comment utiliser les ressources existantes concernant les MBA

C’est alors que je me suis intéressé aux MBA. J’ai googlelisé tout ce que je pouvais afin de me renseigner sur ces formations jusque-là inconnues pour moi. En pianotant sur mon ordinateur, j’ai trouvé que le niveau d’informations disponible pour un candidat francophone était tout simplement désolant. En gros, je me retrouvais face à trois types de sources d’informations et vous savez quoi, cela n’a pas changé depuis ce temps :

  1. Des sites généralistes qui ne présentent que des informations génériques et sans saveur concernant les MBA
  2. Des sites de Grandes Ecoles de Commerce, Business School qui communiquent sur leurs propres programmes
  3. Des forums d’étudiants

Concernant les sites généralistes, je ne vais citer personne mais il vous suffit de taper « MBA » sur Google et de repérer les premiers résultats. Ce sont des sites généralistes, qui traient du MBA tout comme du BTS coiffure et dont les articles sont vraisemblablement rédigés par des personnes qui n’ont jamais fait de MBA. C’est au mieux de la synthèse d’information de niveau administratif ou/et la répétition de lieux communs. Ces sources présentent toutes un point commun : elles ne sont absolument pas actionnables pour les candidats.

Les sites des institutions elles-mêmes sont essentiels mais il faut s’en servir dans les étapes plus avancées de votre processus. L’objectif des Business Schools n’est pas de vous donner des informations pour vous permettre d’avancer dans votre réflexion, dans votre choix de carrière et dans votre décision de faire un MBA mais de vous convaincre de faire leur MBA. Ils vendent leur soupe, qui est parfois d’excellente qualité et il n’y a rien d’anormal à cela.

Les forums d’étudiants sont une mine d’informations, car certains anciens n’hésitent pas à y revenir pour partager leur expérience. Certains forums sont de véritables institutions qui ont vu défiler des candidats avides d’information qui, après quelles années, veulent renvoyer l’ascenseur à la communauté en partageant leur retour d’expérience de MBA.

Changer de carrière avec un MBA

Des perles se cachent donc dans les forums, mais il faudra y dédier du temps pour filtrer les contributions sans intérêt et parfois lire des successions de discussions décousues sur 50 pages

Etes-vous sûr que le MBA est le projet professionnel qu’il vous faut?

Le but de cet article est de vous donner un contenu actionnable pour que vous puissiez concrètement avancer dans votre projet de faire ou de ne pas faire un MBA. Ne vous y trompez pas, c’est de très loin votre principal challenge en tant que candidat. Car prendre votre décision de manière raisonnée et argumentée est le véritable défi.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi cela est crucial pour réussir vos processus d’admission dans les MBA. La pensée commune est qu’après avoir décidé de faire un MBA, alors il faut directement passer à la phase de préparation au processus de sélection. Mais la plupart des candidats ignorent le lien qui existe entre ces deux étapes clés que sont la prise de décision et la préparation. Votre processus de décision ne doit pas être limité à un coup de tête.

Pourquoi ? Imaginez quelqu’un qui vise le MBA de Harvard, le meilleur au monde. Que sa décision soit prise sur un coup de tête n’est pas vraiment problématique vu qu’avec le diplôme de cette prestigieuse université, notre candidat pourra sans aucun doute rebondir. Oui mais je vous garantis qu’aucun candidat ne peut être admis à Harvard seulement sur un coup de tête. Car pour être convaincant lors de votre processus de sélection, il vous faudra un long temps de maturation sur votre projet professionnel et votre motivation personnelle. C’est exactement ces sujets que je souhaite traiter ici, afin que tout candidat francophone puisse se positionner sur les bons rails pour éventuellement se lancer dans l’aventure des MBA. Chacun des sujets de contenu que j’aborde dans la suite de cet article pourra constituer pour vous un élément de motivation à intégrer dans un second temps à votre discours en tant que candidat. Ce qui vous permettra de faire d’une pierre deux coups comme le font mes étudiants de Grande Ecole : vous décider et commencer sans même vous en rendre compte votre préparation.

En quoi un MBA est-il une formation unique et spéciale ?

Un MBA est un diplôme en gestion d’un genre très particulier pour trois raisons.

  1. C’est un type de formation qui n’est pas accessible – en théorie – en formation initiale mais au contraire ouvert aux candidats qui ont quelques années d’expérience.
  2. C’est une formation qui a été inventée aux Etats-Unis et qui reste fortement imprégné de cet esprit venu de l’autre côté de l’atlantique.
  3. C’est une formation payante et qui coûte d’ailleurs souvent très cher.

Revenons sur ces trois particularités qui vont vous permettre de saisir de quelle « bête » il s’agit dans le monde de l’enseignement et des affaires.

Recrutement après expérience : quelles conséquences concrètes pour vous ?

Le fait d’être ouvert par construction aux étudiants disposant de plusieurs années d’expériences professionnelles va avoir plusieurs impacts pour vous. Tout d’abord, faisons un saut quantique en vous transportant au sein d’une promotion typique de MBA. Vous serez surpris par la diversité de vos collègues étudiants. Une diversité inhérente au MBA qui, contrairement aux formations initiales qui réunissent une même classe d’âge et des étudiants dont les spécialités sont les mêmes, va quant à lui regrouper des professionnels dont la fourchette d’âge s’étend typiquement sur une dizaine d’années et dont les domaines d’expertises sont très variés.

Profils variés des étudiants de MBA

Et ne croyez pas que les MBA recrutent tous majoritairement des candidats issus du monde des affaires, ce n’est pas le cas. Par exemple à Stanford, qui est selon moi le 2è MBA au monde, le plus grand contingent de candidats recrutés vient des sciences humaines, l’économie et la gestion venant loin derrière. Chaque année, les MBA communiquent sur des exemples frappants d’étudiants dont les profils sont vraiment atypiques, allant de la danseuse de ballets au conseiller présidentiel en passant par l’ingénieur de la NASA.

Mais revenons en arrière pour soulever en quoi le fait de recruter après plusieurs années d’expérience est un point important pour vous en tant que candidat potentiel.

  • D’abord, et ce fut le cas pour moi, cela signifie que le MBA pourrait bien être la seule option de reconversion pour vous. Après les refus essuyés dans d’autres types de formations académiques à cause de mon âge, j’étais bien soulagé de voir que ce dernier collait parfaitement avec celui des promotions classiques des MBA.
  • Ensuite, cela signifie que la sélection dans un MBA qui, on le verra dans quelques instants, repose sur 5 piliers, n’est absolument pas limitée à l’évaluation de votre parcours académique. Votre diplôme initial compte mais il est largement possible de remettre les compteurs à zéro vis-à-vis de candidats qui furent plus performants que vous lors de leurs études. C’est une excellente nouvelle pour qui souhaite réécrire une nouvelle page de sa carrière professionnelle.
  • Enfin le dernier impact pour vous en tant que candidat est le timing qui est à votre avantage. A condition de ne pas chatouiller les âges limites qui existent aussi dans les MBA – typiquement à partir de 30 ans, il ne faut plus traîner, mais si vous avez plus que cela rien n’est perdu, rendez-vous dans la section EMBA – il faut bien comprendre que le processus de recrutement vous laisse le temps de véritablement préparer votre sélection. C’est un projet de vie, alors inutile de tomber dans le piège si classique du candidat qui se laisse dépasser par son calendrier, pour rien. Si vous n’avez pas eu le temps de vous préparer, prenez ce temps, un MBA vous laisse la possibilité d’anticiper votre sélection plusieurs années en amont !

Formation américaine ? Et alors ?

Dans le domaine des formations, le fait de savoir que la première licence de lettres a été créée ici ou là n’a pas vraiment d’importance pratique. Ce n’est pas le cas pour les MBA. Les MBA sont aujourd’hui totalement imprégnés des modes de fonctionnement américains.

  •  Cela se répercute d’abord dans la manière d’enseigner dans ces formations, qui peut être déstabilisante pour un francophone. Les enseignements sont majoritairement donnés en anglais, quelles que soient les localisations physiques de ces formations. La pédagogie repose aussi très souvent sur la technique mise au point au sein de la Harvard Business School au début du 20è siècle : la méthode des business cases. Il s’agit non pas de faire des cours théoriques, mais de transmettre les connaissances par l’intermédiaire de cas concrets et réels qu’ont connu les entreprises. De plus la pédagogie laisse une place prépondérante aux discussions et échanges de groupes, aux travaux de groupe et à un véritable jeu de ping-pong avec les professeurs. Pas question de seulement prendre des notes et potasser jusqu’à l’examen : l’essentiel est ailleurs.
  • Deuxième conséquence, importante pour vous permettre de bien cibler le moment venu vos MBA : il y a une différence entre les MBA américains et tous les autres. Cette différence m’a toujours choquée mais c’est un fait et elle existe réellement, dans des proportions que l’on ne retrouve à ma connaissance dans aucun autre secteur. Par exemple, les classements des MBA distinguent généralement les MBA américains des autres ! Certains classements sont quant à eux, globaux, et permettent de comprendre que les premières places des podiums sont toujours occupées par des institutions américaines. Votre premier choix devra donc être de savoir si vous souhaitez faire un MBA américain ou non. Cela aura des conséquences sur la suite de votre carrière. Disons simplement que si un bon MBA américain ouvre des portes dans le monde entier, un bon MBA hors des Etats-Unis n’apporte pas forcément la clé pour bénéficier de perspectives de carrières attrayantes aux USA. Attention, je ne dis pas qu’il n’est pas possible de réussir une excellente carrière aux Etats-Unis sans MBA américain, il existe des tas de contre-exemple qui le prouvent. Mais ces personnes qui ont atteint les sommets dans les entreprises américaines avec un MBA « étranger » l’ont clairement plus dû à leur propre valeur qu’à celle de leur MBA. C’est un peu ce que l’on retrouve dans les voitures premium, on peut dire qu’il y a les allemandes et les autres. Le mode de fonctionnement des MBA américains était historiquement différent de celui de leurs jeunes frères européens. Aux Etats-Unis, consacrer deux années pleines à son MBA full-time est le modèle standard. En Europe, les institutions proposent généralement des programmes plus courts, comme l’INSEAD dont le MBA dure 10 mois.
  • Enfin, dernier impact pour certains étudiants de MBA : après une immersion dans une ambiance de travail « à l’américaine », le retour sous des cieux plus latins peut demander une certaine réadaptation.

L’impact d’une formation payante et onéreuse

Le modèle du MBA c’est qu’il faut payer pour suivre les enseignements. Si en 1920, les fees pour entrer au MBA de Stanford s’élevaient à 120$, il faudra débourser pour une année de formation quelque 46.000$ aujourd’hui dans la même université ! Sans compter qu’un MBA américain dure souvent 2 ans et qu’il faut aussi financer sa vie à côté des enseignements.

En comptant aussi le fait de ne pas être payé pendant la plus grande partie des études – mis à part des expériences de stages de MBA entre les deux années d’étude – un MBA apparaît comme un véritable investissement. Mais est-ce un bon investissement ?

Comme tout investissement, son appréciation doit faire intervenir des paramètres financiers classiques comme le fameux ROI, retour sur investissement.

Selon certaines études, ce ROI diminue avec l’âge du candidat. En gros, un MBA apparaît être un meilleur investissement pour un candidat qui postule jeune. Evidemment, ceci est un peu biaisé car le salaire d’un jeune candidat est plus bas mais aussi avec une pente d’augmentation plus élevée que celui de candidats plus séniors

Calculer le retour sur investissement d’un MBA : cas concret

Cet aspect de payer pour étudier a toujours eu un côté choquant en France. Non pas que les étudiants d’aujourd’hui ne doivent payer que pour faire un MBA, payer est devenu assez classique dans l’enseignement supérieur, en écoles de commerce surtout mais aussi en écoles d’ingénieurs.

Mais ce qui choque ce sont les montants mis en jeu, notamment dans les meilleurs MBA américains. Ces montants ont donné lieu à beaucoup de discussion sur le fait de savoir si faire un MBA était un bon investissement ou non. Je vous propose de répondre à cette question avec quelques chiffres. Pas de suspense, la réponse est « cela dépend », mais je voudrais vous donner un éclairage factuel sur cette question.

Dans le monde des affaires, on sait qu’il faut souvent payer avant de voir un retour. Pour un non initié, le montant à payer peut apparaître choquant, comme de l’argent jeté par les fenêtres.

Par exemple, a priori est-ce que payer 1 million d’euros pour une campagne marketing sur internet est excessif ou pas ? Evidemment cela dépend et le 1 million d’euros à lui seul ne permet pas de conclure. Il permet seulement d’éliminer certaines entreprises qui ne disposent pas de ce budget dans tous les cas. Mais pour celles qui ont les moyens, si la campagne leur rapporte 2 millions d’euros avec une marge conséquente, cela constitue un excellent investissement.

Prenons le cas d’un candidat payé 50 k$ net par an et qui décide de faire le MBA de Stanford dont les frais de scolarité sur deux ans sont de 100 k$. Son investissement est donc de 150 k$. Je ne compte pas ses dépenses de vie courante en faisant l’hypothèse qu’elles ne varient pas selon que le candidat fasse ou non son MBA. Supposons que son salaire à la sortie soit de 100 k$ par an.

  • Il gagne donc 50 k$ par an de plus grâce à son MBA.
  • Son ROI est donc de 150 k$ / 50 k$ soit 3 ans.
  • Son investissement est rentabilisé en 3 ans. S’il souhaitait rentrer dans ses frais plus vite, c’est un mauvais investissement.

Le journal Forbes publie tous les 5 ans un classement des MBA en fonction de ce paramètre de ROI. Le ROI moyen d’un MBA est de 4,2 années selon l’étude Forbes.

Vous pouvez constater que le choix de faire un MBA n’est donc pas une décision à évaluer sur le court terme, et qu’il vous faudra, même avec les meilleurs MBA, plusieurs années pour rentrer dans vos frais et réaliser une bonne opération sur le volet financier. Précisons qu’il n’y a dans l’absolu aucune garantie de bénéficier d’une augmentation de salaire de tel ou tel niveau après un MBA. Evidemment, aucune clause contractuelle n’engage aucune institution à ce que votre salaire atteigne une certaine valeur. Il y a donc une prise de risque, comme dans tout investissement. Mais ce risque est inversement proportionnel à la notoriété du MBA que vous visez. Il faudra vous assurer que ce risque est mineur, cela fera partie de votre travail en amont en tant que candidat. Pour cela, la recette est très simple et je veux vous la communiquer tout de suite.

  • Plongez-vous dans les rapports statistiques concernant les performances des anciennes promotions en termes d’employabilité et de salaire.
  • Les meilleurs MBA ne font pas l’économie du partage des informations sur ces sujets. Pour ce qui est des MBA moins réputés, tous ne font pas cet effort de transparence, certains par un marketing désastreux, d’autres pour ne pas soulever de questions qui fâchent ! A vous de demander à accéder aux données quantitatives dont je viens de parler. Et n’en restez pas à des données trop moyennées ou des données de promotions trop anciennes. Le plus important est de savoir ce que font les anciens diplômés des 2-3 dernières promotions.

 

Rapport sur les salaires des MBA

Lors de la crise financière qui a secoué les marchés en 2007, certains MBA prestigieux dont les promotions se dirigeaient vers les postes bancaires ont même connu des baisses de salaires à la sortie de leurs MBA. L’European Foundation for Management Development (EFMD) a révélé dans une étude après la crise financière que le contre coup de cette dernière en 2009 avait conduit 15% des étudiants d’un panel de MBA à voir leur salaire décroître suite à leur formation. La situation s’est rétablie en 2010 mais tout cela pour vous dire que personne ne sait ce que sera exactement votre salaire après votre MBA.

J’ai personnellement vu de mes propres yeux un collègue qui a vu son salaire décroître volontairement après son MBA. Il était espagnol et travaillait aux Pays-Bas avant le MBA. Après celui-ci, il a considéré que le temps était venu pour lui de retourner en Espagne où les salaires sont en moyenne 13.000 euros plus faibles à poste équivalent. Malgré son MBA, il a donc subi une baisse de salaire. Ce diplôme permet d’ouvrir des opportunités qui étaient impossibles à exploiter avant le MBA, il en résulte des prises de décision qui ne sont pas si exceptionnelles, et qui peuvent mener à une baisse de salaire volontaire suite au MBA.

Plusieurs études ont montré, comme celle du Graduate Management Admission Council américain, sur un panel de MBA loin d’être les plus prestigieux, que 91% des anciens considéraient leur expérience de MBA comme bonne ou exceptionnelle, et que plus des trois quarts déclaraient avoir atteint ou dépassé leurs propres évaluations de ROI concernant le MBA. Voilà donc des chiffres concrets, qui présentent l’intérêt de laisser la parole à ceux qui sont vraiment passé par un MBA, qui ont réellement investi de leurs deniers personnels dans ce type de formation et qui, aujourd’hui, n’ont rien à gagner ni à perdre à partager leur expérience.

Ce retour sur investissement exceptionnel n’est pas étranger au fait que le MBA est depuis plusieurs années le Master le plus populaire aux Etats-Unis, devant le Master en Sciences de l’Education et en Médecine. Selon la célèbre Brookings Institution, les investissements dans l’éducation au niveau individuel ont eu un rendement financier double des meilleurs placements boursiers, même en temps de crise financière majeure comme celle de 1929. Dans ce contexte, le MBA est l’investissement ultime qu’un professionnel peut faire dans sa carrière.

Dernier point important pour ne pas vous laisser entrainer à des conclusions hâtives avec le seul ROI : ce paramètre peut défavoriser les formations les plus onéreuses, car une baisse des frais de scolarité pourra ainsi compenser une plus faible hausse de salaire. Le problème avec le ROI, c’est que tout dépend de la durée – arbitraire – à partir de laquelle on calcule l’augmentation de salaire. Plus cette durée est faible, plus un MBA « bon marché » sera favorisé. Mais ce qui compte pour un candidat comme vous, c’est le retour sur le moyen terme et sur le long terme, que ne capture pas le ROI.

Quelle hausse de salaire espérer après un MBA ?

Les études à ce sujet sont légions. La source que je considère la plus fiable pour avoir une vision globale sur le sujet est l’étude Forbes. Forbes est le seul classement reconnu dans le monde à focaliser autant sur le volet financier du MBA, avec une pondération de son classement des meilleurs diplômes qui prend en compte le ROI de chaque institution. Calculer la hausse de salaire est donc un passage obligé pour Forbes et je vous propose de partager trois chiffres qui permettent de faire le tour du sujet dans l’objectif qui est le mien dans cet article : vous permettre de vous décider une bonne fois pour toute concernant votre souhait de faire ou non un MBA.

En moyenne, un MBA conduit à une augmentation de salaire :

  1. De 50% entre le salaire pré-MBA et directement post-MBA. Un candidat qui gagnait 50 kEuros gagera en moyenne 75 kEuros après son MBA
  2. De 40% pour un MBA fait en temps-partiel comme le proposent certaines institutions
  3. De 80% dans les 5 premières années d’activités après le MBA. Ainsi si vous touchez 75 kEuros au sortir de votre MBA, vous toucherez 135 kEuros après 5 ans d’activités

Plusieurs remarques :

  • Ces chiffres concernent les MBA classés par Forbes. Je vous invite à bien identifier de quelles formations il s’agit, elles sont d’excellence mais pas seulement limitées au gratin du gratin américain. Nombre de ces MBA sont même très accessibles en termes de taux d’admission, qui peuvent tourner autour de 30% et plus. Si vous visez un MBA moins visible, il vous faudra faire votre propre évaluation de la hausse de salaire anticipable avec les moyens du bord.
  • Il s’agit de moyennes : les MBA les moins bien classés par Forbes auront donc des hausses de salaires plus faibles que ce que je partage avec vous, mais pour les MBA du haut du panier ce la marche dans l’autre sens…
  • Les hausses de salaires sont directement corrélées avec le choix du pays et du secteur d’activité. Des MBA qui envoient le plus gros de leurs promotions dans la banque d’affaire et dans le conseil en stratégie disposeront de salaires plus élevés que les MBA proches de l’industrie et des services non financiers.

Toutes ces considérations salariales font tout de même l’impasse sur une chose essentielle : elles ne prennent pas en compte les chemins de carrière dans l’entreprenariat. Selon les MBA, cette option de carrière n’est pas négligeable, mais les paramètres classiques pour l’évaluer ne sont pas les plus pertinents. Par exemple, plutôt que le pourcentage d’étudiants qui lancent leur entreprise, les classements des MBA relatifs à l’entreprenariat focaliseront sur le montant des levées de fonds desdites entreprises, qui permettent de mieux jauger leur importance. Selon plusieurs études, ce sont toujours Harvard – dont 8% des promotions montent leur entreprises – et Stanford qui occupent le haut du panier dans cette catégorie.

Disons-le tout de suite, un MBA ne prétend pas donner la formule pour réussir à 100% dans le lancement de sa start-up. Mais un MBA va donner l’opportunité à des milliers d’étudiants, chaque année dans le monde, de se lancer dans un aventure entrepreneuriale.

C’est maintenant que je voudrai en venir à ce qu’un MBA peut réellement vous apporter, ou pas !

Ce que vous pouvez attendre d’un MBA

Je n’ai pas la prétention de couvrir la multitude d’attentes personnelles de tout candidat à un MBA dans cet article. Mais je ne veux pas non plus vous faire perdre de temps avec des attentes génériques qui ne veulent rien dire pour vous.

Un MBA va vous apporter 3 choses et il le fera très bien :

  1. Un réseau
  2. Un réseau
  3. Un réseau

Voilà, c’est lâché ! Il vous faut comprendre que votre MBA c’est avant tout un réseau professionnel. Mais un réseau recouvre plusieurs réalités dont les impacts seront différents pour vous.

Un réseau professionnel au sens le plus classique du terme

Le réseau des anciens est un domaine pris très au sérieux par les MBA, car il constitue leur atout majeur sur la durée d’une carrière pour leurs étudiants et alumni.

Un réseau, c’est tout d’abord ce qui garantira une insertion professionnelle dans des conditions exceptionnelles, car bénéficier de 50% de salaire en plus n’est pas un état de fait classique, c’est une situation vraiment exceptionnelle. Et si des entreprises acceptent de payer ce prix, tout en sachant que l’étudiant concerné gagnait bien moins il n’y a pas si longtemps, c’est souvent grâce au prestige de la formation mais pas seulement. Le prestige est un concept intangible, parfait pour entamer une discussion à la machine à café, mais peu impressionnant pour négocier une hausse de salaire. Le véritable canal qui va matérialiser le prestige de votre MBA, c’est votre réseau. Voilà concrètement comment cela se passe. C’est un jeu de forces et d’équilibre subtil dont les étudiants de MBA bénéficient.

Si un étudiant tout juste diplômé de Wharton peut prétendre à un salaire de X à la sortie de son MBA, c’est parce que son profil au sein de l’entreprise qui l’emploie entre dans une grille, plus ou moins formalisée selon les entreprises. On « sait » qu’un MBA de Wharton est embauché avec un salaire de X. Les gardiens de cette pratique sont les anciens de Wharton au sein de la dite entreprise. Ce sont peut-être aujourd’hui les dirigeants, les recruteurs, les responsables des ressources humaines. Peu importe leur position exacte, mais ils veillent, de manière informelle à ce que le canal de recrutement de leur ancienne Université soit préservé dans leur entreprise. Cette dernière y gagne à plusieurs niveaux : elle économise de coûteux processus de recrutements non ciblés et diminue sa prise de risque, les anciens en poste étant l’exemple concret de la réussite d’un recrutement de ce type de profils.

Mais le rôle des anciens ne se limite pas au premier poste après le MBA. Ces anciens, s’ils ne sont pas des collègues, peuvent aussi prendre le rôle de prospects, de clients, de partenaires, d’investisseurs etc.

Sur ce volet, les MBA investissent des moyens considérables pour renforcer l’esprit de groupe, la cohésion et la réactivité du réseau. Dans le monde du travail, les réseaux des MBA sont considérés comme parmi les plus puissants qui existent.

Terminons sur une anecdote concernant cette puissance des réseaux de MBA, qui peut remettre tous les compteurs à zéro au niveau individuel et qui écrivent encore aujourd’hui des pages du rêve américain.

Un MBA peut mettre les compteurs à zéro pour votre carrière

Srilata Zaheer, la dean de la Carlson School of Management de l’université du Minnesota donne l’exemple d’un ancien du MBA de son université, John Stumpf, aujourd’hui PDG de Wells Fargo comme un exemple de gamin défavorisé qui a grimpé tous les échelons en partant de rien, en tant qu’aîné d’une famille de 11 enfants dont il fut le premier à entamer des études supérieurs

MBA success story

Bon je sais, cela fait un peu cliché, mais c’est un fait, même si vous ne parvenez pas à occuper la plus haute fonction dans une entreprise majeure, le MBA n’en reste pas moins un formidable ascenseur social. Mais un ascenseur dont le prix du ticket est si élevé qu’il génère de la suspicion notamment en France.

Le réseau comme miroir

Faire un MBA, cela va aussi vous faire entrer dans un cercle vertueux, celui de personnes qui investissent dans leur vie professionnelle. Et ne croyez pas que ce soit négligeable, après tout, les diplômés de MBA constituent une infime minorité des employés des entreprises. Seulement un Américain sur 25.000 peut se prévaloir d’avoir un MBA de Harvard !

Ce qui se dégage de ce réseau d’anciens de MBA, c’est un optimisme qui les fait aller de l’avant. Car, à l’heure où le montant des frais de scolarité entraîne de jeunes professionnels à contracter un prêt équivalent à celui d’un achat de résidence secondaire, à arrêter net leur activité professionnelle pendant deux ans, les prises de décision de milliers de candidats témoignent d’une exceptionnelle confiance en l’avenir. Celle-ci est renforcée, confortée et mise en pratique grâce aux enseignements concrets, aux mises en situation qui vont jusqu’à mêler enseignement et vie professionnelle, dans des contextes où les membres de jury pour noter des business plan peuvent aussi être les premiers financeurs des entreprises en cours de lancement.

Dynamique de succès dans un MBA

Un  phénomène bien connu en développement personnel est l’influence de l’entourage sur la confiance en soi et certains disent même dans le succès. On ressemble à ceux que l’on côtoie en somme. Et dans une promotion de MBA, vous allez côtoyer des personnes que les psychologues et experts en développement personnels qualifieraient de positives. Des personnes qui avancent, même si et surtout si le prix à payer est de figer leur avancement professionnel pendant ces deux années de MBA. A force de faire partie d’un tel réseau de professionnels, vous allez tout simplement changer et casser vos potentielles barrières internes. Celles dont je parlais au début de l’article, les frustrations, le sentiment de ne pas pouvoir avancer, de ne pas être à la hauteur.

C’est aussi la force du réseau pour vous permettre d’avancer dans une nouvelle perception de vous-même. Cette perception vous servira aussi dans le regard des autres, car vous serez vus avec un regard complice par vos co-réseaux et avec un certain respect professionnel par les autres. Exactement comme un diplômé d’école secondaire regarde parfois sans le vouloir, un polytechnicien.

Le réseau comme standard professionnel

Cette vision du réseau est une synthèse des deux dernières. Elle vous permettra de disposer d’une échelle de comparaison, d’un repère pour vous positionner sur le long terme dans votre carrière, et au jour le jour.

  • Prenons l’exemple d’un chef trop exigeant, qui vous demande une fois en poste de délivrer un effort que vous jugez disproportionné. Armé de votre expérience de MBA et de votre appartenance à votre réseau, vous serez légitime pour donner un avis motivé sur ce que vous considérez comme un dysfonctionnement de la part de votre chef. Cela m’est arrivé à deux reprises dans ma carrière.
  • La première fois, j’étais en stage ingénieur dans une Université américaine, et mon maître de stage m’en demandait vraiment trop. Mais comment pouvais-je en être sûr ? Après tout, je n’avais pas d’expérience, ni de point de comparaison pour revendiquer quoi que ce soit.
  • Après mon passage par le Boston Consulting Group, j’étais en mesure de confronter mon supérieur hiérarchique à des standards que je savais être d’excellence, mais qu’il ne considérait toujours pas assez élevés pour lui. Dans cette situation, il est facile de disposer des arguments pour ne plus se laisser marcher sur les pieds par un chef ou un client trop exigeant.

Croyez-moi, cela change la vie sur le plan professionnel. Cela permet à plus long terme de fixer vos standards en termes de salaires et d’avantages professionnels. On ne peut pas proposer à un ancien MBA de Harvard une rémunération déconnectée de celle de ses pairs.

Pour rester sur Harvard et son réseau, la légendaire entreprise Facebook, fondée par Mark Zuckerberg, ancien de la HBS, a bénéficié lors de son lancement en tant que nouveau réseau social de la formidable caisse de résonance du réseau d’Harvard.

Le rapport entre Facebook et un MBA: le réseau

Facebook a en effet joué le rôle de réseau social des étudiants et des anciens de l’Université avant de diffuser en un réseau social utilisé par tous. Les mauvaises langues ont dit que sans ce coup de pouce du réseau, la success story de Facebook n’aurait peut-être pas été la même. Et vous savez quoi ? Ils ont peut-être raison, pendant sa phase de lancement, une start up est d’une vulnérabilité extrême, et il se peut que Facebook, sans ces dizaines de milliers d’utilisateurs en version beta, n’ait pas eu ce destin exceptionnel. Mais ils ont peut-être tort.

Personne ne le saura jamais et il en sera de même pour vous avec votre futur réseau professionnel de MBA. Il est clair qu’un réseau contribue au succès de ses membres, mais j’ai envie de dire, et alors ? Cela est bien le but, de justement se retrouver dans un cercle de professionnels qui se créent des opportunités plus grandes ensemble après leur MBA que seuls dans leur coin.

Les trois raisons de ne surtout pas se lancer dans un MBA

Comme je l’ai précisé au début de cet article, je ne considère pas que tout le monde doive faire un MBA, pour la simple raison que cet investissement peut s’avérer mauvais pour certains.

Afin de vous permettre de vous projeter dans ce qui constitue les principaux facteurs d’échec dans cette aventure, je vais partager avec vous les 3 raisons de ne surtout pas faire un MBA. Tout simplement parce qu’un candidat qui aurait ce type de motivation serait déçu et pourrait atteindre ses objectifs plus facilement et en payant moins cher avec d’autres options.

Surtout ne vous lancez pas dans l’aventure d’un MBA si :

  1. Vous n’avez pas de plan professionnel précis
  2. Vous attendez un retour sur investissement dans l’année
  3. Vous souhaitez développer vos compétences managériales

A l’aune de ce que peut vous apporter un MBA dans la section précédente, vous avez pu lire ces trois phrases sans sauter au plafond – sauf peut-être la dernière mais j’y reviendrai dans un instant.

Pas de projet professionnel

Un MBA c’est une expérience intense et riche, mais vous y trouverez principalement ce que vous serez venu y chercher. C’est aussi simple que cela.

Surtout ne vous lancez pas dans un tel parcours avec une vision purement académique, comme un sage étudiant qui en retirera une ligne sur son CV et qui, durant la formation, réagit comme un élève à l’université qui tel une éponge note consciencieusement ce que les professeurs lui apprennent sur son cahier ou son Ibook.

Intégrer un MBA donné dans votre projet professionnel est le cœur de la guerre pour vous en tant que professionnel avisé sur le point d’investir dans sa carrière et en tant que candidat dans la foulée. Au fond, demandez-vous franchement si vous avez vraiment besoin de ce MBA.

La méthode pour répondre à cette question est de partir de ce que vous souhaitez aujourd’hui faire demain.

  • Si vous aviez une baguette magique, quel poste et quelles responsabilités souhaiteriez-vous avoir au sein de quelle entreprise ? Dans quel pays ?
  • Qu’est-ce qui vous bloque aujourd’hui dans cette démarche ?
  • Quelle projection sur le plan financier, anticipez-vous si vous ouvriez cette nouvelle page dans votre carrière ?

Répondre à ces questions vous prendra du temps car cela ne dépend que de vous et vous ne pourrez avoir aucune aide extérieure vraiment actionnable pour sonder vos véritables souhaits de carrière.

Mais répondre à ces questions vous permettra de savoir si vous avez vraiment besoin de faire un MBA pour atteindre vos objectifs professionnels.

Il y a deux objections majeures à ce que je viens de vous dire.

  1. D’abord, il y a les candidats qui se disent que le MBA sera justement l’occasion rêvée de prendre le temps de se poser sur sa carrière, de la mettre en perspective et de prendre de la hauteur. C’est vrai car un MBA va par construction vous faire découvrir un tas de secteurs, de fonctions, de métiers, de modes de fonctionnements au sein d’une entreprise. Vous allez échanger avec vos collègues qui disposent d’expériences que vous ne connaissez pas et dont parfois vous ne soupçonniez même pas l’existence. Certaines de ces découvertes vont vous donner de nouvelles idées. Mais il est essentiel que vous ayez vous aussi vos idées de départ, avant justement de les confronter à ces nouvelles informations, ces nouvelles conceptions de votre future carrière, qui émergeront durant l’année ou les années de votre MBA. Si vous ne faites pas ainsi, le programme étant si chargé pendant votre formation, le risque sera grande de rester dans l’expectative à l’issue de votre MBA. Alors qu’avec votre plan initial, ce sera soit la confirmation de votre projet soit le choix d’une autre option de carrière in fine, mais le risque de rester sans véritable option concrète sera vraiment minime. Bref, il vous faudra arriver avec un projet qui devra peut-être évoluer au cours du MBA, pas les mains vides comme je le faisais lors de mes entretiens en tant que doctorant avec une approche « prenez ce que vous voulez » vis-à-vis des employeurs potentiels.
  2. Ensuite, il y a les candidats qui sont prêts à miser sur la force de frappe de formations d’excellence pour faire le travail à leur place et leur ouvrir les portes. C’est vrai qu’avec l’INSEAD ou les universités en vue de l’autre côté de l’atlantique, c’est quasiment une assurance tous risques pour la suite de votre carrière. Mais le problème est ailleurs : il est impossible pour un candidat sans réel projet professionnel en amont d’un MBA d’exception de recevoir une offre. Impossible à cause de la concurrence acharnée, qui mettra en face de lui des dizaines de concurrents tout aussi talentueux mais qui ont de plus un projet bien précis à accoler à leur MBA. Bref, pour entrer dans les meilleurs MBA, il vous faudra impérativement un projet professionnel et solide de surcroît.

Attendre un retour sur investissement à court terme

Les attentes financières d’un candidat peuvent appartenir à la catégorie du fantasme, déconnectées des réalités du marché du travail ou tout simplement résulter de contraintes d’ordre pratique. Le MBA, s’il est bien mené, peut vraiment avoir un impact de rêve sur une carrière. Mais il ne faut pas en demander trop non plus, un MBA sera un investissement à 4 ans au moins, pas sur une année.

Ainsi, ne misez pas sur une augmentation de salaire rapide pour rembourser un crédit, prenez au contraire des hypothèses réalistes sur 5 ans – durée typique de remboursement des prêts accordés pour faire un MBA. Un MBA est un investissement à moyen terme sur le volet financier et à long terme pour votre chemin de carrière. Il se peut que dans votre domaine d’activité, il existe des formations plus ciblées et moins chères pour vous permettre d’avoir un retour plus intéressant à court terme.

Développer vos compétences managériales

Le phrasé est volontairement polémique. Bien sûr qu’un MBA va by the way, développer vos compétences managériales, ainsi que vos connaissances et votre niveau dans des domaines que vous ne maitrisez peut-être pas aujourd’hui.

Mais plein de gens font l’erreur de croire qu’un MBA se jauge à son contenu de formation. On a vu plus haut qu’il devait se jauger à son réseau x 3. Le raisonnement des détracteurs des MBA est le suivant : « un MBA consiste à se former dans les matières X, Y, Z. Or aujourd’hui, on peut disposer de ces contenus de formation en ligne, de la part des meilleures institutions mondiales pour un bouchée de pain ». Et ils ont raison…sur la fin de leur argumentaire.

Si le but d’un MBA était de transmettre uniquement des connaissances, ce diplôme aurait tout simplement disparu avec l’arrivée massive des formations en ligne, gratuites ou nécessitant une fraction de l’investissement d’un MBA.

Mais la réalité est toute autre. Alors que les formations en ligne n’ont cessé de se développer depuis les années 2000, l’attractivité des MBA n’a cessé d’augmenter en parallèle aux Etats-Unis et dans le monde entier. Selon les chiffres du ministère de l’éducation américain, les MBA n’ont jamais été aussi populaires aux Etats-Unis, où les Master en Business représentent un quart des diplômes graduate contre seulement 11% dans les années 1970. Plusieurs articles sur le sujet ont émergé ces dernières années, notamment de la part d’entrepreneurs qui se « sont fait tout seuls » et ont tiré profit des enseignements de type MBA par l’intermédiaire des livres. Un exemple parlant est donné dans cet article.

Ce qui est particulièrement intéressant dans le cadre de cet article, c’est qu’il a été rédigé par un serial entrepreneur dont le succès s’est construit exactement selon la même dynamique qu’un étudiant de MBA : le réseau.

Pour vendre des produits de marketing selon une adaptation de techniques venues là aussi des Etats-Unis, la méthode est de se construire un réseau de prospects afin de générer des ventes. C’est ce qu’apporte un MBA dans une perspective bien plus large que celle de la vente de méthodes de marketing sur internet.

Maintenant il est exact qu’il n’est pas nécessaire de faire un MBA pour tout projet : comme on l’a vu dans le point précédent, un MBA doit répondre à un projet professionnel précis. Si une alternative plus efficace existe dans votre cas, alors foncez vers cette alternative, ne faites pas un MBA. C’est aussi simple que cela.

Autre article qui m’a plu concernant le démontage en règle des MBA, c’est celui de Mariana Zanetti. Si vous prêtez attention aux « 8 raisons » évoquées, elles rentrent pour la plupart dans la catégorie du candidat qui n’a pas de réel projet professionnel.

De plus, à leur lecture, ces deux articles ont une perspective franco-française des MBA, ce qui est loin d’être le cas pour les formations d’excellence. Ces articles dont je ne partage pas grand-chose sur le fond, sont néanmoins salutaires pour les candidats qui, peu informés, pourraient confondre MBA et MBA.

Je vous engage à lire les articles de la section MBA ranking sur ce site, j’y développe une nouvelle manière de lire les classements des MBA selon un découpage en 6 catégories. Ces 6 catégories sont définies non pas en fonction de critères théoriques ou déconnectés des candidats, mais au contraire en fonction de l’impact à attendre sur votre carrière selon le choix de MBA que vous ferez.

En substance, ces articles critiques contre les MBA s’appliquent bien aux formations que je définis comme étant de 5è et 6è catégorie, peut-être même à certaines formations de 4è catégories. Mais les critiques s’effondrent face aux trois premières classes de MBA qui en effet impactent le salaire, la carrière, le réseau et permettent à ceux qui le souhaitent de mener des aventures entrepreneuriales incroyables.

Passons maintenant au sujet qui vous concerne en priorité si vous souhaitez entrer dans un MBA : les critères de sélection des candidats.

Les 5 éléments clés qui détermineront votre acceptation dans un MBA

Le processus de recrutement dans les MBA présente plusieurs spécificités, qui le positionnent comme un objet hybride, entre l’entretien d’embauche et l’épreuve académique.

Voici les 5 éléments clés à optimiser dans votre processus de candidature

  1. Votre profil
  2. Votre score au test GMAT
  3. Votre dossier de candidature
  4. Votre prestation en entretien « classique »
  5. Votre prestation face à des études de cas

Votre profil

Il ne faut pas se mentir, avoir un solide profil académique, doublé d’une expérience professionnelle dans des entreprises prestigieuses reste un atout pour présenter un MBA. Mais le jeu reste totalement ouvert même si le profil du candidat n’est pas des plus outstanding.

Le MBA se veut une formation de nature à provoquer une rupture dans la carrière de ses étudiants. Le fait de ne quasiment jamais recruter de jeunes diplômés directement en sortie d’école a la faculté de remettre les compteurs à zéro.

La contrainte sera de disposer d’un diplôme bac+5 en poche. Si ce n’est pas le cas, alors le processus de recrutement en MBA reste possible mais cela se fait au cas par cas. En tant que candidat, vous devrez repasser en détail les profils des admis des dernières sessions. Ces profils sont en ligne sur les sites des MBA les plus en vue. Pour les formations qui communiquent moins, surtout en Europe et en France en particulier, vous devrez contacter directement leur bureau des admissions pour en savoir plus.

Cela vous permettra d’anticiper si votre profil est « classique » pour le MBA que vous visez. Il y a peu de chance que vous ne trouviez pas de formation qui accepte les candidats ayant une expérience comme la vôtre, quelle qu’elle soit.

Par contre, il y a un phénomène étrange mais qui s’explique parfaitement : les MBA les plus prestigieux sont plus enclins à intégrer des profils « atypiques ».

En deux mots, cela s’explique par leur propension à prendre des risques, qu’ils peuvent plus facilement encaisser en cas de mauvaise expérience que les MBA moins prestigieux, qui sont déjà un peu sur la corde raide en termes de réputation dans ce milieu si concurrentiel. De peur de se tromper sur le profil hors cadre de certains candidats, ces MBA secondaires ont tendance à jouer une partition plus rigide et à fermer leurs portes aux candidats qui ne collent pas avec leurs profils de recrutement. Donc si votre parcours est original, vous devrez forcément viser le haut du panier !

Modulo la réussite aux quatre autres piliers de la sélection, je vous garantis que votre profil actuel ne sera pas un point bloquant, et c’est l’un des avantages à faire un MBA.

Votre score au test GMAT

Le processus de recrutement en MBA met en jeu une pré-sélection sur dossier, dont une des composantes critiques est le score à l’épreuve GMAT. Je vous invite à vous reporter à la section dédiée à cette épreuve sur ce site pour prendre connaissance des différentes sections de ce test si spécifique.

En synthèse, le GMAT est composé de 4 épreuves sur une durée totale de 3h30 :

  1. Epreuve de rédaction nommée Analytic section, 30 minutes
  2. Epreuve de rédaction nommée Integrated Reasoning section, 30 minutes
  3. QCM Quantitatif,  75 minutes
  4. QCM sur la Langue Anglaise, 75 minutes

Notez que seuls les sections 3) et 4), les deux QCM sont pris en compte par la plupart des Business Schools pour votre dossier de MBA. Le score que vous obtiendrez à ces QCM déterminera l’appréciation de votre dossier pour vous inviter en entretien ou non.

Officiellement, on ne peut pas rater son GMAT, car les notes s’étalent entre 200 et 800, avec des incréments de 10 en 10. Mais voici pour illustration les scores moyens des étudiants admis dans les MBA les plus sélectifs sur cette composante, issus du site TopMBA.com :

GMAT Test: les cores des MBA les plus sélectifs

 

Les deux Business Schools indiennes présentent des scores étonnants, mais vous constatez que pour entrer dans un MBA d’exception, il faut en moyenne un score supérieur à 700 au GMAT.

Plusieurs Business Schools prestigieuses sont moins exigeantes sur cette composante comme l’illustre le tableau ci-dessous.

GMAT test: les scores des MBA les moins sélectifs

Ainsi vous constatez que d’excellents MBA vous accepteront sans problème avec un score de 650 au GMAT. Et encore, c’est bien un score moyen, il est donc possible d’entrer dans des MBA de qualité, classés dans le top 50 mondial, sans pour autant devenir une star du GMAT.

Selon le MBA que vous viserez, vous devrez vous fixer très vitre l’objectif à atteindre sur cette composante. Le score que vous obtenez est valable 5 ans et vous pouvez repasser le test pour améliorer votre score toutes les deux semaines. Mais cela a un coût financier, chaque passage du test vous sera facturé 250 $. Quand même !

De plus, certains recruteurs accorderont une attention au nombre de fois où vous avez passé le test, un grand nombre de passages laissant penser que vous avez dû intensément bachoter pour atteindre le niveau requis. Ce n’est pas un point bloquant mais les recruteurs peuvent ne pas apprécier cette abnégation et s’inquiéter de votre niveau avant votre préparation. C’est pourquoi je vous recommande de suivre le processus d’entraînement que j’ai décrit pas à pas dans cet article. Ainsi, vous ne passerez le test pour de vrai qu’après avoir atteint le niveau requis. En cas de ratage, ce qui peut arriver à tout le monde, vous le repasserez mais en faisant en sorte de ne pas multiplier vos tentatives pour rien.

En plus du GMAT, certaines universités américaines commencent à demander le GRE, qui est un test plus généraliste que le GMAT. Il est lui aussi composé de 4 sections dont deux épreuves de rédactions et deux QCM. Le GRE est accepté dans quelque 1200 programmes de MBA en lieu et place du GMAT.

Ceci dit, à moins d’être bilingue en anglais, le GRE met la barre plus haute que le GMAT sur le niveau de maitrise de la langue anglaise. Les matériels de préparation sont moins disponibles car le test est plus récent que le GMAT. Dans le tout, je vous recommande de concentrer votre préparation sur le GMAT.

Le véritable point commun entre ces tests, c’est qu’il faudra sérieusement vous y préparer, non seulement en achetant les outils de préparation disponibles sur le marché, mais aussi en intégrant que ce volet de votre candidature, en amont de l’envoi de vos dossiers, pourrait bien vous prendre plusieurs semaines à plusieurs mois. D’où la nécessité absolue d’organiser votre planning de préparation.

En marge du GMAT, certaines Ecoles de Commerce françaises vous demanderont de passer le Tage Mage et/ou le TOEFEL. Là encore, prenez bien en compte le temps de préparation dans votre calendrier.

Pour conclure que le GMAT, je dois vous préciser que, bien que les fourchettes des scores des candidats admis soient typiquement de 50 à 100 selon les MBA, il existe une corrélation entre le taux d’admission et le score au GMAT.

La règle est simple : le taux d’admission augmente de 1% environ par 10 points de GMAT. Ainsi, à Harvard par exemple, si un candidat avec 700 au GMAT dispose de 7% de chances d’être admis, un candidat avec un score de 750 au GMAT a quant à lui 12% de chances d’obtenir son ticket d’entrée. Ne négligez donc pas cette phase essentielle de votre préparation.

Votre dossier de candidature

Après avoir obtenu le score requis au GMAT, vous allez mettre en place votre dossier de candidature. Celui-ci se compose de différents éléments variables selon les MBA mais avec le tronc commun suivant :

  1. CV
  2. Lettre de motivation / Essay / Personal Statement
  3. Lettres de recommandations
  4. Copies de vos diplômes

Il faut bien comprendre que vous avez tout le temps pour peaufiner ces quatre composantes de votre dossier, et qu’il est impératif que vous soyez irréprochables sur ces éléments.

Cet article étant destiné à vous permettre de choisir si oui ou non un MBA pourrait être une option pour vous, j’aborde le volet des recrutements pour vous permettre de comprendre les enjeux et les implications en termes de préparation de votre côté. Je n’ai pas la prétention ici de couvrir exhaustivement le thème de « comment devenir compétitif pour entrer dans un MBA ».Formation MBA revolutionPour cela, je vous invite à regarder la série de vidéos de formation gratuites que j’ai faite dans le cadre de mon training MBA Revolution. Le visionnage de ces vidéos vous permettra de prendre la mesure des exigences requises pour entrer dans un MBA, mais aussi de méthodes qui vont vous permettre de mettre vos concurrents KO. Ces méthodes ne sont aujourd’hui quasiment pas utilisées par les candidats, elles sont simples et efficaces.

Il faut comprendre que les MBA prestigieux sont de plus en plus attractifs et de plus en plus compétitifs. Pendant que certains en France critiquent ces formations, des étudiants du monde entier se pressent au portillon de ces dernières, en masse et en étant de plus en plus qualifiés et préparés.

Par exemple, le score moyen au GMAT était de 686 au MBA de Chicago Booth en 2002. Désormais il faut viser plus de 710 pour faire partie des étudiants de cette institution. Même son de cloche chez Kellogg, où un score de 700 était la moyenne il y a 10 ans, aujourd’hui le score moyen est de plus de 720…

Hors le taux d’admission est corrélé avec le score obtenu au GMAT comme on l’a vu plus haut.

Concernant les taux d’admission, on constate qu’ils sont de plus en plus bas dans les structures d’excellence au fil des années. Il est plus dur d’entrer à Harvard aujourd’hui qu’il y a 10 ans par exemple. La preuve en image avec le taux d’admission représenté en fonction de la date de candidature publié par Poets&Quant. C’est sans appel…

Taux de réussite au MBA de Harvard

Cela résulte de deux facteurs que vous devez bien intégrer à votre processus de préparation :

  1. Les MBA prestigieux attirent de plus en plus de candidats
  2. Les candidats sont de mieux en mieux préparés

Obtenir un excellent MBA est un enjeu considérable alors logiquement, nombre de candidats investissent dans cet enjeu. On estime que 40% des candidats aux MBA américains bénéficient de l’aide de professionnels pour préparer leurs candidatures et leurs entretiens. Il existe même des services en ligne pour faire à votre place votre CV et vos essays. Certains services sont même spécialisés par MBA…

De mon point de vue, il faut se préparer, car un projet de MBA n’est pas anodin dans une vie professionnelle. Il sera incompréhensible de se lancer dans une telle aventure sans mettre toutes les chances de votre côté. Il faut vous donner les moyens de faire partie des 10% des candidats qui reçoivent une invitation à Harvard si vous visez Harvard. En formation initiale, vous aviez investi du temps et des efforts pour préparer vos concours après le bac, en prépa ou ailleurs. Hé bien, rebelote.

Mais attention à ne pas perdre le contrôle de votre candidature. Vous pouvez payer les meilleurs rédacteurs pour votre essay à Harvard et votre personnal statement à Stanford, cela vous coûtera quelques milliers de dollars. Mais la mauvaise nouvelle, c’est que ce serait sans doute insuffisant.

Car au-delà de votre dossier de candidature, il faudra assurer les entretiens. Et cela, personne ne pourra le faire à votre place. Surtout que la dynamique de se faire rédiger son dossier par un autre est mauvaise, car elle vous met en mode passif. Par expérience, il est compliqué de se reconnecter ensuite sur votre processus de candidature, d’intérioriser votre speech pour être convaincant lors des entretiens et décrocher votre offre lorsque vous n’avez pas été le principal acteur de la réaction de vos CV et lettres de motivation.

La MBA Révolution vise à vous donner à la fois les outils et techniques de préparation qui marchent et l’autonomie pour vous les approprier. Une fois ce travail fait, compléter votre dossier par une session / une review de votre essay par un ancien de Harvard fait parfaitement sens, mais après seulement.

Votre entretien et votre prestation face aux études de cas

Là encore, il faut bien comprendre que vu le niveau de sélection dans les meilleures institutions, il va falloir vous démarquer de la concurrence.

Si vous pensez faire un MBA mais juste updater votre ancien CV, et improviser lors de votre entretien de sélection, autant vous le dire tout de suite : il vaut mieux mettre une croix sur votre projet. Un projet de MBA solide doit obligatoirement intégrer un effort soutenu pour hisser votre candidature dans le top 10% des meilleurs candidats.

Je suis plus exigeant avec mes élèves, car je leur impose de viser le top 1% lors de leurs entretiens. Ainsi, je suis sûr qu’ils auront plusieurs offres fermes des institutions qu’ils visent.

Encore une fois, pour comprendre comment je m’y prends pour viser le top 1%, visionnez mes vidéos MBA Revolution. Je ne dis pas que seule ma méthode marche, je ne connais pas toutes les méthodes qui existent sur ce marché. Mais ma méthode, oui, je dis qu’elle marche, et qu’elle pulvérise véritablement la compétition, en vous faisant jouer dans une toute autre catégorie. Ma méthode n’a pas été mise au point au départ pour viser les MBA mais les cabinets de conseil en stratégie. Ces derniers sont 10 fois plus sélectifs que les MBA !

Par exemple, si le taux d’admission à Harvard est aujourd’hui de 11%, celui dans le cabinet McKinsey est de 1% ! Et ma méthode marche très bien pour intégrer McKinsey

Dans le domaine des affaires, j’ai toujours été fasciné par les opportunités générées par les benchmarks cross-sectoriels. Par exemple, vous travaillez dans la récolte des tomates et vous découvrez un procédé innovant pour les récolter 3 fois plus vite que la moyenne, alors que ce sont des fruits fragiles. Et vous vous rendez compte que ce procédé pourrait marcher deux fois mieux encore pour récolter des pommes, qui sont moins périssables, en appliquant quasiment la même méthode. C’est exactement le cas avec mon approche. Elle est différentiante pour les candidats dans le conseil en stratégie, et encore plus pour les candidats qui visent les meilleurs MBA.

Pour conclure ce sujet concernant votre préparation, en trois points

  1. La concurrence est acharnée.
  2. Les épreuves de sélection doivent se préparer une à une.
  3. Entrer dans les meilleurs MBA est réalisable modulo votre préparation.

Faut-il faire un MBA ou un EMBA ?

Cette question m’a toujours interpellé. Imaginons dans un autre secteur d’investissement que l’on vous demande : faut-il mieux investir dans l’immobilier à 25 ans ou à 35 ans ?

Franchement, vous répondriez quoi à cette question ? Cela dépend, encore et toujours…

Dans la vraie vie, le choix entre un MBA ou un EMBA est très souvent imposé par la vie elle-même.

  • Un candidat qui pense dès son premier emploi à faire un MBA ira naturellement vers cette option dans les années qui viennent, c’est le processus le plus naturel.
  • Un candidat qui découvre ce type de formation et leur intérêt sur le tard n’aura tout simplement pas le choix. Si l’étincelle vous a touché à 35 ans, en comptant le temps de préparation pour devenir compétitif sur l’ensemble des composantes, vous aurez de toutes façons dépassé l’âge typique pour faire un MBA, l’EMBA s’imposera alors à vous.

Ceci étant dit, ces formations ont des différences fondamentales, dictées par le bon sens :

  1. Le MBA reste la formation de référence, l’EMBA en étant seulement une modalité. Ainsi tous les impacts sur la carrière, le salaire, le prestige etc. est en général minoré dans un EMBA. Le MBA de Harvard reste le diplôme de référence, l’EMBA est secondaire.
  2. Le MBA demande des efforts financiers démesurés par rapport à l’EMBA. A de rares exceptions près, ce sont les candidats eux-mêmes qui financent leur MBA avec un prêt dans la plupart des cas. Les EMBA sont majoritairement financés par les entreprises qui emploient les candidats. Ces derniers ont donc tout ou partie des frais de scolarité réglés par leur employeur et bénéficient de leur salaire pendant la durée des études. Pour le dire autrement, les étudiants de MBA ont plus « faim » de réussir que ceux, plus établis des EMBA.
  3. L’organisation de vos années d’études est très différente. Les MBA sont typiquement des formations full-time, alors que les EMBA consistent en des cours du soir, du week-end et pendant les vacances parfois.
  4. Le contenu de formation est lui aussi différent. Les EMBA focalisent sur le leadership et tout ce qui pourra vous permettre d’être un meilleur manager dans l’entreprise qui vous emploie. Les MBA couvrent un champ plus large, le battage des cartes de votre carrière y est plus complet. Il en résulte qu’en général vous aurez le choix de faire plus d’électifs dans un MBA que dans un EMBA. Vous travaillerez avec des collègues plus divers dans les MBA où ces électifs refaçonnent les groupes vs. les classes d’EMBA qui restent plus statiques.
  5. Les EMBA sont en général plus faciles d’accès en termes de taux d’admission – le processus de sélection est déplacé vers le couple {entreprise+ candidat} – et donne lieu à des hausses de salaires plus faibles car le candidat est destiné à rester dans l’entreprise qui lui a payé son EMBA dans les années suivantes. Ce dernier point toujours formalisé contractuellement.

Que penser des MBA dits “spécialisés “et des MBA online?

Etant donné qu’il n’existe pas de marque déposée concernant les MBA, vous et moi pourrions lancer notre propre formation, la baptiser « MBA » et personne n’y trouverait rien à redire juridiquement. Cette latitude laissée quant à l’utilisation du nom MBA peut conduire à des excès. C’est pour cela qu’il existe plusieurs accréditations Les meilleures institutions disposent de la fameuse triple accréditation, des organismes AACSB, EQUIS et AMBA.

Voici une copie d’écran du site du MBA d’HEC. Vous noterez en bas le rappel des accréditations de ces trois organismes.

A noter que seules les écoles Européennes sont vraiment concernées par EQUIS. Pour attester du sérieux d’un MBA hors des Etats-Unis en particulier, jeter un œil sur ces accréditations est un minimum.

Maintenant pour revenir aux « MBA spécialisés », il faut comprendre qu’ils sont, encore plus que l’EMBA, une variante d’un modèle de plus de cent ans, qui a forcément cherché à évoluer avec les besoins des étudiants.

Pour ma part, je ne considère pas qu’un MBA spécialisé soit un MBA à part entière. Mais cela ne signifie pas que certains MBA spécialisés ne soient pas d’excellents choix pour vous. Comme vous le savez désormais, ce qui compte le plus c’est l’adéquation de votre projet de MBA avec votre projet professionnel. C’est cela qui compte plus que les classements. Si une formation, qui se donne le nom de MBA spécialisé répond à vos attentes en termes de réseau à former, de contenu et de devenir professionnel, alors peu importe qu’elle soit un MBA ou un Mastère spécialisé.

Un MBA a une essence généraliste par définition. Les MBA américains qui se déroulent sur deux ans évitent de se poser trop de question : en général leur première année est généraliste pour donner les fondamentaux du business aux étudiants, et la deuxième laisse une large place aux enseignements électifs qui spécialisent naturellement les étudiants.

Mais le véritable enjeu du point de vue pédagogique n’est pas la spécialisation mais la personnalisation des enseignements. L’ancien Dean du prestigieux MBA de l’IE à Madrid, David Bach, désormais à Yale, exprime ainsi que « nous visons la polyvalence et la diversité, je ne peux donc pas recommander le modèle des MBA spécialisés. Nos étudiants peuvent personnaliser leur parcours avec plus de 80 cours électifs. »

Dans l’absolu, faire un MBA-Wine à Bordeaux ne me paraît pas délirant. Mais il faudra vous assurer que la formation est véritablement un MBA :

  1. Quid de la diversité des profils des étudiants ? Si vous vous retrouvez avec 80% de spécialistes du vin, on est hors cadre des MBA
  2. Quid des enseignements ? En une année, les étudiants ont-ils le temps d’avoir une vision globale en plus de leur spécialisation en œnologie ?
  3. Quid du devenir des anciens ? De la hausse de salaire ? De la rupture dans leur carrière ?
  4. Enfin quid des accréditations attendues d’un MBA de qualité ?

Pour vérifier ce dernier point, regardons de plus près l’un des programmes MBA-Wine proposés à Bordeaux justement. Un site sympathique, une institution locale, mais au niveau des accréditations il faudra repasser.

Voilà donc une formation qui est peut-être de qualité, mais qui n’entre absolument pas dans la catégorie des MBA dont je parle dans ce Guide en ligne et auquel je prépare avec la MBA Révolution.

En voyant de tels exemples, qui jettent forcément la confusion dans le grand public, on comprend mieux les articles au vitriol qui démolissent les MBA, vus comme des pompes à fric et des attrapes nigauds.

Si vous vous orientez vers ces formations hybrides, MBA et spécialisées à la fois, redoublez donc de vigilance pour vous assurer que le prix de la scolarité que vous débourserez est bien justifié par des perspectives de carrières solides, attestées par un réseau d’ancien bien établi.

Dans cette perspective, je ne doute pas que certains MBA dits spécialisés soient d’excellents investissements. Mais ils requièrent plus d’analyses en amont, car les outils de base pour attester de la valeur d’un MBA généraliste que sont les classements, les retours d’expériences des anciens candidats ou employés (voir le site Vault, le site Glassdoor ou encore Quora par exemple) ne sont pas actionnables pour ces formations de niches.

Le risque est encore plus grand avec les Online MBA. Sachant que la valeur ajoutée d’un MBA n’est pas le contenu des enseignements, qui sont souvent accessibles hors des murs de la formation, je peine à voir un avantage concret à faire un MBA en ligne. Certaines institutions prestigieuses, comme l’IE de Madrid proposent au compte-goutte ce type de formations à des promotions très restreintes mais franchement, quel est le rapport avec un vrai MBA ? L’IE impose quelques semaines de formation présentielle, entre 2 et 3 par an. C’est bien faible pour créer une cohésion dans le réseau d’anciens…

Un autre petit signe qui ne trompe pas s’aperçoit dans les tableaux de la place de marché des publicités sur Google.

En gros, un annonceur intéressé par faire sa pub concernant son MBA online est prêt à payer 6 fois plus cher qu’Harvard pour voir sa publicité affichée sur internet. Vu l’écart entre les frais de scolarités de Harvard et d’un MBA online, je vous laisse imaginer la marge phénoménale que se font les institutions qui proposent ce type de formation en ligne, qui justifie des prix si hauts pour leurs publicité. Bref je vous déconseille fortement les MBA en ligne.

En conclusion

Nous avons repassé ensemble les sujets que j’aurais souhaité personnellement pouvoir discuter en amont de mon propre choix de MBA. Je sais que choisir ce type de carrière n’est pas sans risque, et que la prise de décision n’est jamais facile lorsque cela nous concerne personnellement. Je voudrai conclure ce guide ultime du MBA en vous livrant ce que je considère comme étant les deux principaux risques en lien avec votre projet de MBA.

  • Le premier risque, c’est de ne pas vous décider dans un sens comme dans l’autre. Cesser de se faire porter par la vague et se mettre à vraiment nager demande du courage et de l’énergie, mais cela reste la seule façon de prendre le contrôle de votre carrière. Vous avez choisi en connaissance de cause de ne pas faire de MBA ? Félicitations ! Car cela vous a fait avancer dans votre plan de carrière, en évaluant plusieurs alternatives et en choisissant celle qui vous convient le mieux aujourd’hui. Vous êtes décidé à faire un MBA ? Félicitations ! vous avez franchi avec succès le premier challenge de votre processus de recrutement, le plus difficile sans hésitation. Maintenant il vous faut mettre en branle votre préparation sur les 5 leviers pour vous différentier lors de votre processus et de vos entretiens.
  • Le deuxième risque, dans votre choix de MBA, c’est de viser et d’obtenir une formation « moyenne ». Oui, le risque c’est de rester dans la moyenne. L’un des partners les plus en vue du Boston Consulting Group, Michael Silverstein, a rédigé un ouvrage nommé Trading Up dédié aux habitudes des consommateurs.

choisir un top MBA

  • La thèse du livre, c’est que la zone dangereuse pour l’entreprise c’est cette zone du milieu. Les acteurs low-cost s’en sortent, ceux proposant des produits premium ont leurs clients de niche, mais les plus exposés sont ceux du milieu de gamme.
  • Pour les MBA c’est exactement pareil. La réputation d’un MBA, auprès des employeurs ou dans les classements, résulte d’une pondération sur un ensemble de critères. Par exemple, A et B notés sur 100. Dans ce cadre, entre deux MBA, MBA1 et MBA2 qui ont le même score, à savoir 100, avec MBA1 (50, 50) et MBA2 (75, 25), toutes choses égales par ailleurs, je recommande de choisir le MBA2 – modulo que votre plan de carrière soit compatible avec le jeu de critères donnés.
  • Je me souviens qu’en Math Sup, une école d’ingénieurs avait suscité ma curiosité, il s’agissait de l’Ecole du Bois, accessible sur concours comme toutes les autres. A l’heure d’internet, de la biotechnologie, des techniques nano, l’existence d’une Ecole du Bois destinée à des ingénieurs m’étonnait.
  • Je me demandais qui pouvait bien être intéressé par ce type de formation. De plus, cette école n’avait pas vraiment une image prestigieuse. Mais à bien y réfléchir, cette « petite école » d’ingénieurs pouvait parfaitement constituer un choix excellent pour des candidats. Des candidats intéressés par le développement durable par exemple. La force de cette « petite école », c’est justement d’avoir son domaine de niche, dans lequel elle est certainement reconnue et même sans doute imbattable. Si vous visez un « petit MBA », alors soyez très vigilants concernant l’existence ou non d’un tel marché de niche cultivé sans trop de visibilité extérieure par ce MBA. Ce marché de niche peut être lié aux débouchés professionnels naturels des étudiants, à une orientation particulière des enseignements pour privilégier telle ou telle discipline et enfin  dans le profil particulier des candidats recrutés. Choisir un MBA peu reconnu dans tous les domaines sauf dans le domaine qui VOUS intéresse peut constituer une excellente opération. Pour les formations du haut du tableau, no comment. Evitez donc de jouer dans catégorie intermédiaire, qui donne l’illusion d’ouvrir des portes dans un spectre large mais qui vous positionnera partout en retrait des meilleures formations.

A la fin de cette première étape vers votre entrée dans les meilleurs MBA, il est temps de commencer à mettre votre processus sur les rails !

Laissez-moi vos commentaires ci-dessous, posez-moi toutes vos questions, ce sujet me passionne !

A votre réussite,

Victor Haim

 

 

 

 

 

 

 

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